L'Almanarre – Hyères

Var · Presqu'île de Giens · Provence-Alpes-Côte d'Azur

Une plage de cinq kilomètres sur la presqu'île de Giens, encadrée par deux vents qui n'ont rien en commun : le Mistral empile du clapot onshore depuis le nord-ouest, le Levant aplatit la même baie depuis l'est plein. Les voiliers olympiques s'entraînent sur cette eau depuis plus de cinquante ans.

Le vent à L'Almanarre – Hyères

stations réelles · actualisé toutes les heures
  • Toulon/Hyères Arpt3.8 km · il y a 6 min4kt · S
  • Hyeres3.8 km · il y a 18 min · relevé plus ancien5ktrafales 7 kt · SSW
  • CAPT'ain NAUTIC - Bateau école de la Capte5.6 km · il y a 8 min2ktrafales 5 kt · WSW
  • Cap Cepet13.1 km · il y a 12 min0ktrafales 2 kt · N

Relevés d'anémomètres réels des stations autour du spot, capturés à la dernière actualisation de cette page. Connectez-vous pour la carte en direct — quelques minutes de délai, avec rafales, historique et pluie.

Meilleure saison
Avril – octobre (du vent la majeure partie de l'année)
Sports
Windsurf · Kitesurf · Wingfoil
Plan d'eau
Clapot onshore du Mistral ou miroir aplati par l'offshore
Niveau
Mérou pour débutants ; plage principale pour riders confirmés
Titre de gloire
Semaine Olympique Française — eau olympique depuis ~1970

Les vents

Mistral

NW

Le plus fréquent des deux, et celui autour duquel les locaux organisent leur semaine : un vent de nord-ouest rafaleux qui arrive onshore, construit un vrai clapot et des rampes pour sauter, et tient généralement plusieurs jours une fois installé.

Levant

E

Le pendant offshore, venu de l'est plein : il transforme la baie en un miroir plat qui convient au freestyle et aux premiers cours, mais peut forcir une fois l'été terminé et emporte vite un rider au large s'il perd sa planche.

Deux vents, une seule baie

Le chiffre qui définit L'Almanarre, c'est 250 : à eux deux, le Mistral et le Levant font souffler la baie plus de 250 jours par an. Ce qui distingue le spot n'est pas seulement cette fréquence, mais le fait que les deux régimes arrivent de quadrants opposés et changent complètement l'état de l'eau. Environ la moitié du vent ici est du Mistral, onshore depuis le nord-ouest ; environ un tiers est du Levant, offshore depuis l'est. Le reste, ce sont les journées plus calmes et intermédiaires que connaît n'importe quelle côte.

Le Mistral est le vent autour duquel on planifie un séjour : une fois qu'un système s'installe, il peut tenir plusieurs jours, arrivant rafaleux et frais tout droit du couloir de la vallée du Rhône. Le Levant est plus doux dans la sensation, mais pas dans l'effet — parce qu'il souffle depuis la terre, il retire le clapot de la baie et laisse une eau plate, exactement ce que les écoles recherchent.

Un double cordon de sable, et où mettre à l'eau

La plage elle-même repose sur un double tombolo, deux flèches de sable qui relient la presqu'île de Giens au continent et referment entre elles les salins des Pesquiers — une réserve Natura 2000 aujourd'hui autant sanctuaire d'oiseaux qu'ancien site salinier. La baie ainsi formée est abritée par la presqu'île et par l'île de Porquerolles au large, ce qui retire le plus gros de la mer ouverte de l'équation même un jour de Mistral bien établi.

Les véliplanchistes gréent plutôt vers l'extrémité nord, près de La Capte, tandis que le kitesurf est cantonné à des couloirs balisés plus au sud, principalement le long de la Route du Sel. De mi-juin à mi-septembre, la mise à l'eau y passe par l'un des accès de plage numérotés (16 à 21) et un chenal signalé qui traverse la zone de baignade, plutôt qu'une entrée directe depuis le sable. Plus loin, le Mérou est le sous-spot le plus doux — une plage plus ouverte et plus facile, le choix habituel pour un premier cours, tandis que la plage principale de L'Almanarre et la Route du Sel penchent vers des riders qui savent déjà ce qu'ils font.

Les saisons, et la sensation du vent

D'avril à octobre, L'Almanarre est à son plus fiable et à son plus chaud, ce qui explique pourquoi la plupart des écoles et le calendrier des compétitions se concentrent sur cette période. Le Mistral est le vent de prédilection pour le saut et le freeride, assez rafaleux pour récompenser un rider qui lit les à-coups plutôt que de les combattre. Le Levant est le vent de la finesse — plus lisse, plus plat, celui qui transforme une journée de clapot surchargée en miroir propice au freestyle.

Hors haute saison, le Levant peut passer de doux à franchement fort, et il vaut mieux traiter une prévision d'automne ou d'hiver pour un vent offshore avec davantage de respect que le même chiffre n'en mériterait en juillet, puisqu'il n'y a rien d'autre que la mer ouverte sous le vent d'une planche perdue.

L'eau olympique

La Semaine Olympique Française se dispute au large de Hyères depuis environ 1970 (l'édition 2023 en était la 54e), ce qui signifie que des voiliers de classe olympique naviguent sur cette eau depuis plus de cinquante ans. Depuis son entrée au calendrier de la Sailing World Cup en 2014, l'épreuve est devenue un rendez-vous incontournable de début de saison : l'édition 2023 a réuni environ 1 000 engagés venus de 60 pays, et l'édition 2026, disputée du 18 au 25 avril, a rassemblé plusieurs centaines de marins de plus de 50 nations pour la deuxième étape du Sailing Grand Slam.

Rien de tout cela n'est un hasard côté vent. Un calendrier de régates bâti autour de fin avril existe parce que les organisateurs savent que le cycle Mistral–Levant est fiable à cette période — la même lecture que fait un véliplanchiste ou un kiteur avant de réserver un séjour ici.

À quoi faire attention

La plage est étroite, avec une route juste derrière, si bien que la gestion du matériel et le stationnement (les vols à la roulotte sont un problème connu le long de la Route du Sel) méritent autant d'attention que le vent lui-même. En été, le système d'accès à barrières et le chenal de sortie obligatoire existent parce que la zone de baignade est réellement bondée — couper au plus court met baigneurs et riders dans la même eau.

Les vagues du Mistral ont tendance à fermer près du bord, et l'eau devient profonde peu après la zone de déferlement, si bien qu'un rider qui n'est pas à l'aise pour ramener son matériel à la nage devrait aborder ses premières sessions avec prudence. L'angle offshore du Levant est le danger le plus sérieux sur le papier : il aplatit magnifiquement la baie, mais pointe droit au-delà de la presqu'île, et une panne loin de la plage par ce vent-là promet un long chemin du retour.

Lire le spot en direct

Le widget ci-dessus affiche les derniers relevés des stations autour de la cellule de L'Almanarre ; le réseau Météo-France qui les alimente livre des relevés frais environ toutes les six minutes. Comme les deux vents ici viennent de côtés opposés de la rose des vents, la direction est le premier chiffre à vérifier — un relevé qui bascule du secteur nord-ouest vers l'est plein annonce que la baie est sur le point de passer du clapot au miroir, ou l'inverse. Une fois le vent identifié, l'écart de rafales indique sa propreté : des chiffres serrés signalent un flux établi, un écart large signifie que la transition est encore en cours et que les conditions sur l'eau ne se sont pas stabilisées.

Suivez L'Almanarre – Hyères en direct

Toutes les stations autour du spot sur une seule carte en direct — vent, rafales et direction, avec quelques minutes de délai seulement. Gratuit pendant la bêta.

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