La Torche

Finistère · Baie d'Audierne · Bretagne

Ce cap bas à la pointe sud de la baie d'Audierne a accueilli la journée la plus regardée du windsurf en France : le 4 mai 1986, environ 150 000 personnes ont bordé les dunes pour voir une finale de slalom disputée en pleine tempête atlantique, retransmise en direct sur tout le territoire. Le vent et la houle qui ont produit ce spectacle se manifestent toujours ici la plupart des jours de l'année.

Le vent à La Torche

stations réelles · actualisé toutes les heures
  • Pte De Penmarch5.6 km · il y a 14 min6ktrafales 7 kt · NNW
  • Plovan14.1 km · il y a 14 min2ktrafales 2 kt · SW
  • Beg Meil24.9 km · il y a 14 min4ktrafales 8 kt · NW
  • Tregunc32.5 km · il y a 14 min3ktrafales 5 kt · WNW

Relevés d'anémomètres réels des stations autour du spot, capturés à la dernière actualisation de cette page. Connectez-vous pour la carte en direct — quelques minutes de délai, avec rafales, historique et pluie.

Meilleure saison
Printemps – automne, plus grosses houles en hiver
Sports
Surf · Windsurf · Kitesurf · Char à voile
Plan d'eau
Beach break atlantique ouvert, bancs de sable et baïnes
Niveau
Débutants à Tronoën, réservé aux experts à la pointe
Titre de gloire
Coupe du monde de windsurf 1986 · ~150 000 personnes sur les dunes

Les vents

Atlantic westerlies

W–NW

Le réglage par défaut du spot : un flux d'ouest à nord-ouest venu tout droit de l'Atlantique ouvert, qui enveloppe les deux flancs du cap, tournant en général entre 15 et 25 nœuds et rarement absent longtemps.

Autumn–winter depressions

SW

Les systèmes qui ont bâti la réputation du spot : des dépressions atlantiques venues du sud-ouest, traînant une houle à hauteur de mât et un vent dépassant largement les 30 nœuds — froid, puissant, réservé aux riders expérimentés.

Easterly offshore

E

Un vent de terre venu du Pays bigouden, moins fréquent que les régimes d'ouest mais celui qu'attendent les surfeurs : il peigne la houle en vagues propres et lisses au lieu de la déchiqueter.

Un cap taillé pour recevoir l'Atlantique

La pointe de la Torche est la première chose que rencontre l'Atlantique ouvert après des milliers de kilomètres de mer libre : un éperon rocheux bas poussé à l'extrémité sud de la baie d'Audierne, plein ouest, sans rien en amont pour ralentir la houle ou le vent. Plutôt que de bloquer le flux, la pointe le divise autour de ses deux flancs, ce qui explique pourquoi les deux côtés du cap peuvent naviguer en même temps dans des conditions complètement différentes.

Cette exposition explique aussi pourquoi le vent est rarement absent. Un flux d'ouest à nord-ouest venu de l'Atlantique est le réglage par défaut ici la majeure partie de l'année, et quand une dépression arrive du sud-ouest, elle ne change pas tant le tableau qu'elle ne l'amplifie — plus de houle, plus de vent, et en hiver une eau bien plus froide.

Deux plages de part et d'autre de la pointe

L'éperon rocheux divise la baie en deux espaces distincts. Côté nord, la plage ouverte qui porte le nom de la pointe de la Torche s'étire sur plusieurs kilomètres vers Tronoën, assez large à marée basse pour accueillir surfeurs, véliplanchistes et kiteurs sans qu'ils se gênent. Côté sud, Pors Carn est la mise à l'eau plus petite et plus abritée, accessible par un chenal balisé en été pour séparer baigneurs et riders.

À un kilomètre au nord de la pointe, Tronoën est l'endroit où l'on envoie les débutants : la même exposition à l'Atlantique ouvert, mais une plage plus longue et plus douce, avec de la place pour tomber sans dériver dans la circulation. La pointe elle-même est une autre affaire — un beach break rapide où les bancs de sable bougent à chaque grosse marée et où le take-off se trouve tout près des rochers.

Saisons, marées et la sensation du vent

Le printemps apporte la combinaison que les locaux jugent la meilleure : un vent régulier d'ouest à sud-ouest, une houle qui a eu tout l'hiver pour se construire, et une plage encore épargnée par l'affluence de juillet. L'été est plus doux et plus fréquenté — le vent continue de se montrer la plupart des jours, mais les plus grosses dépressions de la saison sont remontées vers le nord, et l'eau se remplit de baigneurs et d'écoles qui partagent le même sable. L'automne ramène les dépressions, et l'hiver, c'est là que La Torche montre ce qui l'a rendue célèbre : les tempêtes atlantiques arrivent portées par le flux de sud-ouest, les faces à hauteur de mât s'empilent, et seuls les riders bien équipés et expérimentés sont dehors.

Les marées façonnent le spot autant que le vent. À marée basse, la plage s'élargit en larges bancs de sable qui exposent un chapelet de rochers connus localement sous le nom des Méchants, tandis qu'à marée haute la mise à l'eau se resserre et pousse le shorebreak jusqu'aux dunes. Le courant change avec la marée aussi, si bien qu'une ligne dégagée une heure plus tôt peut être devenue franche l'heure suivante.

Le jour qui l'a rendue célèbre

Le 4 mai 1986, La Torche a accueilli une finale de slalom de la Coupe du monde de windsurf dans des conditions que personne n'avait anticipées : des rafales de travers de 30 à 40 nœuds, des vagues à hauteur de mât, et une pluie qui n'a jamais cessé. La chaîne française FR3 l'a diffusée en direct malgré tout, misant sur la prévision, et environ 150 000 personnes se sont retrouvées sur les dunes et les rochers pour voir Robby Naish s'imposer face à Björn Dunkerbeck, alors que Raphaël Salles avait mené la course une bonne partie du temps. Cette journée reste la référence de ce que ce littoral peut produire ; les éditions suivantes, en 1992 et en 1994, n'ont jamais tout à fait égalé celle-ci, en grande partie parce que le vent s'est montré plus sage.

L'histoire sportive de la pointe déborde largement le windsurf. Le sable dur exposé à marée basse porte depuis longtemps des rassemblements de char à voile, et la plage a aussi accueilli l'entraînement de l'équipe de France de pentathlon moderne, aux côtés d'un calendrier régulier de compétitions de surf et de kite tout au long de l'année.

À quoi faire attention

Les baïnes et les courants latéraux constituent le vrai danger du spot, plus que le vent lui-même : un chenal peut s'ouvrir et se déplacer en un seul cycle de marée, assez puissant pour emporter un baigneur ou un rider tombé au-delà de la zone de déferlement avant qu'il ne s'en aperçoive. Traitez toute brèche inhabituelle dans le banc de sable avec méfiance, et à marée basse, donnez une large marge aux Méchants côté nord, là où la roche rencontre les hauts-fonds.

La pointe se trouve dans une réserve dunaire protégée, donc le gréage et la mise à l'eau se font uniquement sur la plage — s'installer sur la végétation n'est pas toléré. En juillet et août, les surveillants de baignade ferment l'eau aux riders indépendants pendant les heures de baignade surveillée en début d'après-midi, ce qui pousse véliplanchistes et kiteurs vers Tronoën ou le chenal balisé de Pors Carn.

Lire le spot en direct

Le widget ci-dessus affiche les derniers relevés des stations autour de la cellule de La Torche ; les observations de Météo-France y arrivent environ toutes les six minutes. Parce que la pointe est pleinement exposée à l'Atlantique, la direction compte autant que la force : un relevé d'ouest qui tient stable signifie que la houle qui enveloppe le cap tient stable aussi, tandis qu'un relevé qui bascule vers le sud est souvent le premier signe d'une dépression qui approche, et d'un vent sur le point de dépasser largement ce qu'annonçait la prévision du matin.

Suivez La Torche en direct

Toutes les stations autour du spot sur une seule carte en direct — vent, rafales et direction, avec quelques minutes de délai seulement. Gratuit pendant la bêta.

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